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Assurance décennale pour une entreprise qui démarre

Mis à jour le 29 octobre 2026

Vous lancez une entreprise de construction ou de rénovation et cherchez une assurance décennale. Cette garantie couvre la responsabilité liée aux vices compromettant la solidité ou la destination d'un ouvrage, telle que prévue par l'article 1792 et suivants du Code civil et l'obligation d'assurance visée à l'article L241-1 du Code des assurances. Ce guide explique concrètement les travaux concernés, ce que regardent les assureurs et les pièces à réunir pour monter un dossier convaincant.

Avec l'assistant Affinisur

Pas de formulaire long : décrivez simplement votre situation

Expliquez en quelques phrases votre activité et les travaux que vous réalisez. L'assistant IA structure le dossier et liste les justificatifs pertinents, puis un courtier humain reprend les échanges pour négocier les offres avec les assureurs.

Eric Chahmerian, fondateur d'AffinisurUn courtier humain reprend votre dossier · ORIAS 18003377

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Pourquoi la décennale s'applique dès la création

La responsabilité décennale pèse sur le constructeur pour les dommages qui compromettent la solidité de l'ouvrage ou le rendent impropre à sa destination, selon l'article 1792 et suivants du Code civil. Elle existe indépendamment de l'expérience de l'entreprise : la qualité des travaux et l'impact sur l'ouvrage importent plus que l'ancienneté de la société.

L'obligation d'assurance est prévue par l'article L241-1 du Code des assurances. En pratique, avant d'entreprendre certains travaux de bâtiment vous devez pouvoir justifier d'une assurance couvrant cette responsabilité. Pour une entreprise nouvelle, cela signifie préparer des éléments techniques et administratifs qui permettent à l'assureur d'évaluer le risque du portefeuille de chantiers envisagé.

Exemples concrets de sinistres décennaux : un affaissement de plancher lié à une reprise de structure mal dimensionnée, des infiltrations permanentes qui altèrent la solidité d'un mur porteur, ou une modification de la destination d'une pièce entraînant des désordres structurels. Ces situations ne dépendent pas de l'ancienneté de l'entreprise mais de la nature et de la qualité des travaux réalisés.

Travaux et métiers concernés : ce qui relève de la décennale

La décennale ne se limite pas au gros œuvre. Sont concernés tous les travaux qui affectent la solidité de l'ouvrage ou sa destination. Cela inclut les interventions sur fondations, murs porteurs, charpente, toiture lorsque la défaillance compromet la structure, mais aussi certains éléments de second œuvre quand ils rendent le bien impropre à son usage.

Pour un électricien, une installation défectueuse n'est décennale que si elle provoque un sinistre touchant la structure ou la destination du bien (par exemple un incendie avec dégâts structurels). Pour un plombier, une fuite localisée est souvent une RC exploitation, mais une infiltration répétée qui dégrade les charpentes ou les murs peut relever de la décennale.

Chaque corps de métier doit savoir identifier les interventions potentiellement décennales sur ses chantiers. À la création, décrivez précisément vos prestations : réhabilitation lourde, extension, rénovation cosmétique, installation d'équipements dissociables, etc. Ces précisions orientent l'offre d'assurance.

Ce que les assureurs regardent sur un dossier de création

Les assureurs évaluent le risque technique et la capacité de l'entreprise à limiter les sinistres. Ils demandent des éléments sur les qualifications et formations du dirigeant et des intervenants, les méthodes de travail, les procédés et matériaux employés, et les références techniques si elles existent.

Le type de chantiers visés est déterminant : rénovation de bâtiments anciens, travaux sur éléments porteurs, usage de techniques nouvelles ou importation de matériaux non standard nécessitent des justificatifs complémentaires (notes de calcul, plans, FDES, procès-verbaux d'essais). Les donneurs d'ordre et la nature des marchés (privé, public, petits chantiers ou gros ouvrages) influencent aussi l'analyse du risque.

La sous-traitance doit être clairement déclarée. L'assureur vérifie la sélection des sous-traitants, leurs assurances et la coordination technique. Pour une jeune entreprise qui compte s'appuyer sur des sous-traitants, présenter des engagements écrits et attestations d'assurance de ces partenaires renforce la crédibilité du dossier.

Pièces et justificatifs utiles pour le premier contact

Préparez un ensemble simple et clair. Donnez la nature exacte de vos prestations, des exemples de devis types et des modèles de contrats que vous utilisez. Fournissez aussi les documents administratifs de base : l'extrait d'immatriculation de l'entreprise, la preuve d'identité du dirigeant et un RIB si demandé pour les correspondances administratives.

Rassemblez les justificatifs techniques : diplômes et attestations de qualification, certificats de formation, fiches techniques des procédés et matériaux, photos de chantiers réalisés si vous en avez, comptes rendus ou factures de travaux antérieurs. Si vous n'avez pas de chantier antérieur, un exposé détaillé de vos méthodes et des projets à venir aide l'assureur à mesurer le risque.

Si vous comptez recourir à la sous-traitance, préparez la liste des sous-traitants pressentis avec leurs attestations d'assurance décennale et leurs qualifications. Enfin, fournissez des exemples de planning et d'organisation de chantier (coordination sécurité, plan de répartition des tâches) pour montrer que vous maîtrisez la gestion opérationnelle.

  • Nature précise des prestations
  • Diplômes et qualifications
  • Modèles de devis et contrats
  • Photos et références techniques
  • Attestations d'assurance des sous-traitants

Garanties complémentaires et exclusions fréquentes

Outre la responsabilité décennale, plusieurs garanties viennent compléter la protection d'une entreprise : responsabilité civile exploitation, protection juridique liée aux litiges clients, garanties couvrant les dommages immatériels, ou assurance couvrant les pertes d'exploitation après sinistre. Ces options sont choisies en fonction des risques métier et des besoins contractuels.

Les exclusions courantes portent sur les travaux exécutés hors règles de l'art, sans respect des normes applicables, ou les interventions réalisées sans autorisations requises. De même, les travaux entrepris sans mise en conformité vis-à-vis de la réglementation applicable peuvent être exclus. Il faut donc formaliser l'application des normes et conserver les preuves des contrôles et conformités.

Certaines techniques ou matériaux récents peuvent être traités dans des clauses particulières ou nécessiter une expertise préalable. Si vos activités comprennent des procédés innovants, préparez la documentation technique et, si possible, des validations tierces (essais, avis techniques) pour éviter des exclusions.

Conseils pratiques pour constituer un dossier convaincant

Rédigez une fiche activité claire et synthétique : liste des prestations avec les limites, fréquences prévues des chantiers, nature des supports (neuf, ancien, industriel), et le recours éventuel à la sous-traitance. Une présentation structurée facilite l'analyse technique et commerciale de votre dossier.

Valorisez vos compétences par la documentation : photos de réalisations, retours de clients, certificats de formation. Si vous débutez sans références, proposez des attestations de stages, travaux de formation ou lettres d'intention de clients potentiels. Montrez que vous maîtrisez les process et la sécurité chantier.

Anticipez les questions sur la prévention : plan de gestion des déchets, mesures anti-humidité, protocoles de protection des ouvrages existants. Ces éléments diminuent l'inquiétude des assureurs sur les sinistres évitables et renforcent la confiance dans votre capacité à exécuter des travaux sans générer de désordres.

Vos questions

Une entreprise qui débute peut-elle obtenir une assurance décennale ?

Oui. L'absence d'ancienneté ne ferme pas l'accès à une assurance décennale. Les assureurs vont analyser les pièces que vous fournissez : formation, qualifications, méthodes de travail, projets visés et, le cas échéant, les engagements et assurances de vos sous-traitants. Un dossier structuré augmente les chances d'obtenir une proposition.

Quels travaux demandent une attention particulière dans le dossier d'assurance ?

Les interventions sur fondations, murs porteurs, charpente, toiture et toute modification susceptible d'affecter la solidité ou la destination d'un ouvrage exigent des précisions techniques. Pour ces travaux, fournissez plans, notes de dimensionnement et descriptions des procédés.

Que faire si vous comptez sous-traiter des opérations ?

Déclarez la sous-traitance dès le premier contact. Fournissez les attestations d'assurance des sous-traitants et les contrats qui précisent les responsabilités. L'assureur évaluera la chaîne de responsabilité et pourra demander des justificatifs complémentaires.

Quelles pièces fournir si vous n'avez pas encore de chantiers réalisés ?

Présentez vos diplômes, certificats de formation, descriptions techniques détaillées, modèles de devis et contrats, et toute preuve d'engagement commercial (lettres d'intention, devis acceptés). Expliquez votre organisation de chantier et vos mesures de prévention.

La décennale couvre-t-elle les dommages immatériels ?

La garantie décennale vise prioritairement les dommages affectant la solidité ou la destination de l'ouvrage. Les dommages purement immatériels peuvent relever d'autres garanties ou d'extensions spécifiques. Discutez des besoins précis avec l'assureur pour identifier les options adaptées.

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Sources

Eric Chahmerian, fondateur d'Affinisur

Un vrai courtier lit votre demande.

Eric Chahmerian, courtier depuis 2018

L'IA met votre dossier en ordre. Ensuite, c'est une personne qui l'étudie, vous rappelle et vous explique sa proposition. Vous restez libre d'y donner suite.

Les demandes sont traitées par Varel Capital, cabinet de courtage inscrit à l'ORIAS sous le n° 18003377.